De passage dans le Jura, nous sommes allés à la rencontre d’un couple de 35 et 36 ans, quelque part dans le Revermont comtois, qui pratiue le triolisme depuis quelques années déjà.

C’est Inès qui ouvre la porte. Belle brune, bien roulée malgré de relativement petits seins, la libertine nous accueille chez elle avec un large sourire : c’est la première fois que nous accueillons un couple » plaisante t-elle. Car Inès et Damien, du Revermont jurassien (nous ne donnerons pas le nom de la commune, à des fins d’anonymat), sont triolistes : ils n’accueillent que des hommes seuls, et, plus rarement des femmes.

Inès nous fait nous asseoir sur le canapé du salon. En face de nous, Damien est un peu hésitant. C’est donc surtout elle qui répondra à nos questions sur le triolisme du couple.

illustrations : www.videos-echangisme.com

Depuis combien de temps êtes-vous triolistes ?

En fait, nous avons commencé le libertinage par l’échangisme. Nous étions allés il y a quelques années dans un club de l’Ain, aujourd’hui fermé. Ça nous a bien plu. Mais, au bout de quelques mois, j’ai senti que je devenais un peu jalouse. J’ai proposé à Damien d’arrêter un moment le libertinage.

C’est là qu’il m’a avoué préférer me voir avec d’autres partenaires plutôt que, de son côté, faire l’amour avec d’autres femmes. Nous avons donc décidé de devenir triolistes.

triolisme Revermont

après avoir essayé l’échangisme, nous avons décidé de devenir uniquement triolistes

Uniquement avec des hommes ?

Non. Dans l’absolu, nous préférerions trouver aussi des femmes. Mais dans notre région, ça ne court pas les rues, les femmes seules disponibles pour une relation avec un couple trioliste. Mais sur Libertinissime, nous en avons tout de même trouvé quelques-unes.

Lui : quand c’est une femme, je ne participe pas, je regarde seulement.

Quelles sont vos règles de couple à propos de libertinage ?

Désormais, Damien ne fait rien avec des femmes. Sinon, il y a bien sûr le port de la capote, obligatoire pour nos partenaires. Et puis, nous ne réinvitons jamais deux fois le même homme et celui-ci doit être d’accord pour une relation à trois.

Lui : je précise que je ne suis pas bi.

Vous changez d’amant à chaque fois ?

Absolument. Moi, ce qui m’intéresse, c’est de baiser avec d’autres hommes, pas de remplacer Damien, qui reste de loin mon meilleur amant. Comme on ne veut pas de pot-de-colle, on recrute toujours un homme différent. Pour les femmes, c’est pareil, d’ailleurs.

Vous ne redeviendrez pas échangistes ?

Si. Peut-être… (elle hésite, cherche Damien du regard). Maintenant, je me sens moins jalouse. C’est plutôt Damien qui préfère rester trioliste. Mais peut-être que nous nous laisserons tenter par le mélangisme. C’est moins hard, plus libre, comme démarche. J’aimerais bien le voir caresser une autre femme, l’idée me fait mouiller (rires) !

A quelle fréquence pratiquez-vous le triolisme ?

Il faut que nous soyons disponibles, quand les enfants sont chez mes grands-parents. Dans ce cas, nous cherchons des hommes réactifs, prêts à venir le soir-même. Inutile de tirer des plans sur la comète. Nous ne sommes pas hyper exigeants sur le physique, mais nos partenaires triolistes doivent être immédiatement disponibles.

A la fin de cette interview, Inès et Damien nous ont proposé un plan… à trois : nous deux plus elle, pendant que lui regarderait. Nous n’avions jamais rencontré de couple aussi clairement trioliste !